En mai 1959 le général des forces armées chinoises à Lhassa invita le Dalaï Lama dans les locaux de la base militaire chinoise pour assister à une représentation théâtrale. Les Tibétains se doutant qu’il s’agissait d’un complot destiné à kidnapper le Dalaï Lama organisèrent une manifestation à Lhassa et devant le Norbulinka. Cette confrontation finit par éclater le 17 mars, les Chinois ayant entrepris de bombarder la ville, le Dalaï Lama et son entourage durent s’enfuir vers le sud en direction de l’Inde Les manifestations, qui avaient pris l’allure d’une rébellion contre la présence chinoise se heurtèrent à la fureur des militaires chinois. De nombreux Tibétains périrent lors de ces affrontements. Dès lors, les Chinois durcirent leur politique déclarant que le Tibet faisait partie de la Chine. Au cours des décennies qui suivirent, la Chine connut avec la révolution culturelle son plus grand désastre. Le Tibet payera cher la folie chinoise, 6000 monastères furent détruits, les Tibétains furent jetés en prison par milliers pour avoir refusé de renier le Dalaï Lama. Impuissante à faire avaliser par la population le rattachement forcé à la « mère patrie » les forces d’occupation se livreront à d’horribles et d’innombrables actes de barbarie. Les femmes sont soumises à un odieux contrôle des naissances, avortées jusqu’au 9e mois, stérilisées ! De nombreux moines seront torturés puis massacrés, on estime à 1 200 000 le nombre de Tibétains assassinés entre 1950 et 1980.
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